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REPORTAGES

Sur la vie gay en Normandie

 

 

 

 

Le Collectif Anti-Homo

Par Fred

21 janvier 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site internet du Collectif les maires pour l’enfance.

 

 

Voir aussi la liste nominative des maires anti-pacs (1999) en Normandie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle pétition d'élus contre les droits des gays et lesbienne a pris naissance en Normandie en juin 2005. 1304 maires en Normandie ont signés cette pétition.

 

Le 20 janvier 2006, le Collectif « protégeons l’enfance » divulgue 50 noms de Maires ayant signés :

 

Parmis les maires signataires et normands :
- Pierre Albertini, Maire de Rouen et député (76) - UDF
- Edouard Leveau, Maire de Dieppe (76) – ex-UMP
- Bernard Aubril, Maire de Lisieux et Conseiller Général (14) – Divers droite
- François Digard, Maire de Saint Lô (50) – UMP

- Franck Meyer (76) - UDF

 

Le résultat final :

 

278 maires de l’Eure

283 maires de la Manche

207 maires de l’Orne

280 maires du Calvados

256 maires de Seine-Maritime

 

disent « non au mariage homosexuel et à l’homoparentalité »

 

Le collectif « Maires pour l’Enfance » affirme avoir recueilli 11.714 signatures de maires (sur 36.000 en France) consultés par courrier, dont 1304 en Normandie contre le mariage homosexuel.

 

Un an après le mariage homosexuel de Bègles qui a été cassé par la justice française dans l’attente d’une décision de la Cour de justice européenne, des maires prennent position publiquement sur la question.

 

Ayant demandé une audience avec le Premier Ministre, le porte-parole de l’opération, Franck Meyer (UDF), directeur d'école et maire de Sotteville-sous-le-Val dans l’agglomération d’Elbeuf (76), a fait attester la liste des maires signataires par huissier mais leurs noms ne sont pas publiés, excepté les 50 noms le 20 janvier 2006 dont 5 normands.

 

Le discours du Collectif mélange « protection de l’enfance », « développement durable et social », « homosexualité ». L’amalgame est toute faite : la pédophilie.

 

Le Collectif parle du principe de précaution : « Du « mariage » homosexuel à l’homo-parentalité ou à la Procréation Médicalement Assistée (P.M.A.), il n’y a qu’un tout petit pas… Les questions du mariage, de l’adoption ou de la P.M.A. sont évidemment liées. Il paraît opportun de rappeler qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère, qui l’aiment et participent mutuellement à son éducation. Même si chaque enfant n’a pas cette chance, il y a là une situation à favoriser. Le père et la mère, la masculinité et la féminité, sont des repères fondamentaux pour le développement psychologique d’un enfant." "Alors que nous invoquons souvent un « principe de précaution » en matière de gestion de notre environnement, comment accepter qu’on l’occulte quand il s’agit de nos enfants ?"

Il semble évident que pour le collectif, l’homosexualité est nuisible à la société. Ce collectif nous relègue en marge de la société :
« notre appel  s’inscrit dans une volonté de développement social durable (sic) parce que nous pensons qu’au-delà du mariage républicain, l’avenir d’un couple s’ouvre sur les enfants à naître ou déjà nés, sur l’éducation que le père et la mère doivent donner, pour qu’à leur tour, ils tiennent la place citoyenne qui leur revient"

 

Comme tout citoyen, nous sommes d’accord qu’il y ait débat. Il appartientra au législateur de ce prononcé. Certains sont contre, d’autres sont pour. Mais nous devons nous lever contre l’amalgame et le vice de la peur des argumentaires qui troublent les esprits et véhiculent des idées réactionnaires et extrémistes. Ce collectif de signatures emmené par Franck Meyer s’inscrit dans la ligne droite extrême de cet argumentaire néfaste à la compréhension du problème.

Oui au débat, non à l’amalgame et aux propos discriminatoires.

 

Aujourd’hui, l’Espagne, la Belgique, le Canada, le Royaume Unie, les Pays-Bas mettent en place une législation égalitaire que les couples soient de sexes différents ou de mêmes sexes. Nous ne sommes pas différents des hétérosexuels. Etre homosexuel n’est pas un choix, ni une maladie. Nous devons être considérés comme des citoyens à part entière : nous marier ou bien bénéficier d’une même union que les couples hétérosexuels avec les mêmes droits même si on ne veut pas utiliser le mot « mariage ». Mais aussi adopter des enfants. Le code civil permet aux célibataires d’adopter des enfants, ainsi la loi reconnaît explicitement le fait qu’un enfant ne puisse pas avoir deux parents de sexe différent. Le fait d’interdire aux couples homos l’adoption est une discrimination. Rien n’a jamais été prouvé qu’un enfant élevé par un couple homosexuel présentait plus de problèmes spychologiques qu’un autre, voir soit homosexuel (quand bien même).  Jusqu’à présent, les homosexuels sont tous issus d’une relation hétérosexuelle.

 

Comme à son habitude, une certaine France donneuse de leçons joue sur l’amalgame et la provocation et n’hésite pas à faire du lobbying auprès des élus sur de faux argumentaires discriminatoires et insultants. Le débat est tronqué.

 

La France a été le dernier pays européen à abolir la peine de mort, le dernier pays à autoriser le vote pour les femmes. Le France toujours en retard en matière de droits sociaux et de libertés. Bientôt, nous serons le dernier pays d’Europe à légaliser une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

 

Nous savons que tous les gays et lesbiennes ne souhaitent pas se marier si une telle disposition législative était votée. De la même façon pour l’adoption. Mais le problème reste le même pour les couples hétérosexuelles. Certains ne veulent pas se marier. Mais ils ont le choix. Ce que nous réclamons, ceux sont les mêmes droit que tout citoyen de ce pays.

 

Ne nous trompons pas. L’argumentaire de ce collecif est bien la face cachée de notre société où les relents homophobes se découvrent et s’affichent. Nos écrans cathodiques sont réellement trompeurs. Soyons vigilants, surtout les jeunes. On nous crachent toujours dessus, on nous insulte, on reste toujours « le p’tit pédé d’â côté. ».

 

Ne baissons pas la garde, ne laissons rien passer : aucun acte, aucun propos homophobes !

 

A un an des élections présidentielles et législatives, le débat est loin d’être clos.

 

Communiqué de l’association « Le Collectif Comme Ca » (association haut normande pour la défense des droits des gays et lesbiennes)

Le maire UDF de Sotteville sous le Val, Franck Meyer, a récemment rendu public dans la presse locale un « appel des maires pour l’enfance » condamnant les rares cérémonies de mariages gais ou lesbiens qui se sont déroulées depuis le mariage de Bêgles en juin 2004. Ce texte aurait, selon Franck Meyer, recueilli 11 600 signatures d’élus.

Le collectif Comme ça, association représentative des gais et lesbiennes de Haute Normandie ne récuse aucun débat et ne conteste à personne le droit de s’opposer au mariage entre deux personnes de même sexe. Il estime, pour sa part, que ce débat est profondément républicain en conformité avec le thème de la Marche des fiertés du 18 juin 2005 : Citoyenneté –égalité.

Le collectif, en revanche, s’indigne de l’argumentaire utilisé par Franck Meyer pour parvenir à ses fins.

Le maire de Sotteville sous le Val inscrit sa démarche comme « principe de précaution », dans « une volonté de développement social durable ». Au-delà du mariage gay, c’est ainsi tous les homosexuel-le-s qui sont relégué-e-s comme citoyen de seconde zone, « nuisibles » maintenant et à jamais.

Pire, en intitulant sa pétition « Protégeons l’enfance », Franck Meyer entretient implicitement l’un des préjugés homophobes et lesbophobes les plus lamentables : l’assimilation entre homosexualités et pédophilie.

Le collectif Comme ça, promoteur d’un débat serein, attend des élus de la république une égale dignité. Il dénonce vivement toute utilisation de préjugés homophobes à des fins partisanes.

 

 

 

 

Cette initiative de publier les 50 maires intervient alors que 190 députés et sénateurs UMP et UDF ont paraphé un manifeste contre l'adoption par les couples homosexuels. Parmi eux se trouvent notamment les députés UMP Christine Boutin, Claude Goasguen, Jacques Myard ou le porte-parole de l'UDF François Sauvadet. On retrouve également plusieurs parlementaires membres du collectif "Maires pour l'enfance".


Or, c'est jeudi 26 janvier que la mission d'information de l'Assemblée sur la famille et les droits des enfants doit remettre ses conclusions. Présidée par le député socialiste Patrick Bloche assisté par la députée UMP Valérie Pécresse au poste de rapporteuse, elle avait été créée le 7 décembre 2004 pour plancher sur les questions liées à l'adoption, à la monoparentalité, aux mères porteuses et établir un bilan du PACS (pacte civil de solidarité).


Vendredi, l'Inter-LGBT (qui fédère les associations lesbiennes, gay, bi et transsexuelles) a dénoncé des "pressions exercées sur le bon déroulement du travail parlementaire et du débat démocratique" et montré du doigt des "positions conservatrices et stigmatisantes" de "plus en plus (...) minoritaires" en Europe. Elle a demandé au président de l'UMP Nicolas Sarkozy de "clarifi(er)" sa position.

 

(source AP)

 

 

 

 

 

 

 

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