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REPORTAGES

Sur la vie gay en Normandie

 

 

 

 

L’histoire de la capote !

 

L'usage du préservatif remonte à plusieurs millénaires.

Une statuette égyptienne vieille de 6.000 ans montre déjà un Égyptien muni d'un "étui" anti-contraceptif.

 

Le roi de Crète Minos aurait utilisé un sachet en vessie de chèvre.

 

1350 - 1220 avant JC

Le "Deutsche Gesellschaft für Urologie" de 1911 montrait une photo d'un "fourreau Egyptien non-contraceptif" (1350-1220 AC). Il faisait part qu'un tel fourreau était utilisé par les chefs de tribu en tant que protection contre les infections, blessures et morsures d'insectes.

 

100 - 200

Des gravures pariétales à Combarelles, en Dordogne, représenteraient des dessins de la première utilisation du préservatif. Un dessin montrerait un homme et une femme faisant l'amour, et où le pénis de l'homme serait "protégé".

 

1564

La première description du préservatif qui est parue, se trouve dans l'ouvrage d'un anatomiste italien, Gabrielle Fallopius. Le préservatif était fabriqué en toile. Fallopius prétendait avoir inventé celui-ci pour se protéger contre la syphilis. Il l'essaya auprès 1.100 hommes dont aucun ne fut contaminé.

 

1660

Une des théories la plus répandue est celle qui dit que l'origine du mot préservatif serait son inventeur Monsieur Condom ou Conton, qui travaillait à la cour du Roi Charles II. Certains prétendent qu'il était médecin, d'autres colonel et que Charles II était tellement ravi de cette invention qu'il le fit Chevalier. Quoique cette histoire soit très drôle, on y attache en général peu de crédibilité.
Une autre théorie dit que le nom est dérivé du mot latin "condus", qui veut dire "respect".

 

1706

Plusieurs théories circulent quant à l'origine du nom "Condom": La première mention de ce nom ce trouve dans "A Scots answer to a British vision", un poème qui fut probablement écrit par John Hamilton en 1706.

 

18ième Siècle

Le préservatif devient de plus en plus connu et est aussi bien loué que ridiculisé dans les poèmes anglais. On ne sait pas si le préservatif était utilisé comme contraceptif ou comme protection contre les maladies, mais les poèmes et la littérature quasi-érotique de 18ième siècle laissent présager que le préservatif ait été développé à cette époque. Le poème le plus important à ce sujet porte le titre "The Machine" et date de 1744, dont une copie se trouve au British Museum: la page de garde montre la production et la vente du préservatif.

 

1725 - 1798

Casanova utilisait des préservatifs non seulement pour se protéger des infections mais surtout pour éviter que ses "partenaires" ne tombent enceintes. Il désignait le préservatif de différents noms: "Redingote Anglaise" , "Calottes d'assurance". Son plus grand reproche était: "Je dois m'enfermer dans un bout de peau morte pour prouver que je suis bel et bien vivant".

 

1827

Au Japon, le préservatif était connu en tant que Kawagata, ou Kyotai et était fabriqué en cuir. A côté de cela les Japonais utilisaient aussi des préservatifs en écaille de tortue ou en corne.

 

1843 - 1844

Avec l'invention de la vulcanisation du caoutchouc par Goodyear et Hancock, il devenait possible de passer à la production de masse de produits plus fiables et moins chers, et notamment des préservatifs. La vulcanisation est un procédé de production qui traite le caoutchouc avec du soufre et qui est ensuite soumis à des températures élevées. Ceci rend le caoutchouc plus durable pour différentes utilisations.

 

Les années 1930


Une deuxième révolution dans la production de produits en caoutchouc, dont le préservatif, est l'utilisation du latex liquide à la place du caoutchouc.
Les techniques de production connaissaient également une évolution grâce à l'automatisation.
Le premier à utiliser ces techniques était British Latex Products qui s'appellerait plus tard London Rubber Company.
C'est en 1929 que la marque Durex fut enregistrée, qui est l'abréviation de "durability", "reliability" et "excellence".
Le commerce fleurissait, ce qui donna en 1932 lieu à la construction d'une unité de production Durex à Shore Road, Hackney. Celle-ci se concentrait sur les techniques relativement nouvelles de trempage dans le latex liquide.

 

En 1930, la fabrication de latex liquide remplace le caoutchouc crêpe. Aujourd'hui encore, le latex liquide est à la base de la fabrication des préservatifs.

 

En 1932, une usine de préservatifs Durex, spécialisée dans la technique relativement nouvelle du latex, est construite à Hackney.

 

Les fabricants se livrent, jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, à une " guerre des gangs " sans merci, au goût de délation, racket et insultes en tous genres. Cinq cent millions de préservatifs se vendront toutefois, en 1937, sur l'ensemble du territoire américain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le caoutchouc venant à manquer, "Youngs" investira 250 000 $ pour tenter, en vain, de réaliser un préservatif en nylon.

 

Les années 1940

 

La seule usine américaine de caoutchouc venait d'être bombardée à Pearl Harbour par les Japonais. Quatre mois plus tard, la fabrication de préservatif cesse. Pendant ce temps, les combats se poursuivent et les préservatifs font partie intégrante du paquetage des militaires américains, mais aussi allemends. La Grande Guerre avait servi d'exemple. L'impératrice Augusta-Victoria avait alors interdit la capote dans le paquetage militaire contre l'avis pourtant expert du général Von Bissing, et la syphilis avait ainsi désarmé de nombreux combattants. Durant le second conflit mondiale, mode d'emploi et textes sur l'hygiène furent joints aux préservatifs.

L'utilisation la plus étonnante du condom, durant cette période, se fera lors du débarquement américain baptisé "Opération Torch" à Alger, Oran et Casablanca le 8 novembre 1942, et le 6 juin 1944 en normandie. Couvrant le canon des fusils, le preservatif protège les armes du sable et de l'eau. Comble de la sophistication, cette " fleur au fusil " était le seul et le plus simple élément protecteur qu'il n'était pas obligatoire de retirer pour " tirer un coup " ! Mais ne soyons pas naîfs, les préservatifs avaient tout de même pour vocation de permettre aux soldats d'aller régulièrement "aux putes" avec une capote en pocheou, à défaut, un ensemble "pro-kit ", (coton et chlorure de mercure) à utiliser après coup, "après le coup" comme cela se disait à l'époque.
Les prostituées avaient, elles aussi, tout intérêt à se protéger car, victimes d'une maladie transmissible sexuellement, elles étaient punies, les militaires risquant quant à eux une mise à pied.

Enfin, le préservatif servit aux marins de toutes les mers pour mettre à l'abri de l'eau rations alimentaires, allumettes ou cigarettes. L'idée fut reprise, plus tard, par les passeurs de drogue, appelés " fourmis " dans l'argot des professionnels. L'héroïne est enfermée dans de la cellophane, entourée de chatterton et enfilée dans une capote lubrifiée. L'ensemble séjournera dans l'anus du trafiquant durant son voyage.

Les années 1950


En 1950, et essentiellement dans le sud des Etats-Unis, vingt-cinq mille distributeurs automatiques sont installés dans les toilettes publique ou station-services, remplaçant le plus souvent des distributeurs de lames de rasoir qu'il fallut adapter.

 

En 1957, le tout premier préservatif lubrifié est lancé au Royaume-Uni.

 

Les années 1960-1980


En 1961, la marque DUREX commercialise le premier préservatif lubrifié.

 

 

La France, n’autorise la publicité sur le préservatif qu’en 1987, sous réserve d’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.

 

Les années 1990

 

Les années 1990, permettent aux nouvelles technologies une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres. La dernière nouveauté est l'AVANTI de DUREX, fabriqué à partir d'un type de polyuréthane unique, le DURON, qui est deux fois plus résistant que le latex et permet d'obtenir un film plus fin afin d'augmenter les sensations.

 

 

Les années 2000…

 

Actuellement, le seul moyen contraceptif efficace pour l'homme et la femme, reste le préservatif. Mais ce dernier risque bien d'évoluer avec la mise au point en novembre 2000 par Michel Bergeron - Professeur à l'Université de Laval au Québec - d'un gel contraceptif inodore, incolore et imperceptible, protégeant contre les MST et même le virus du sida. Ce gel, baptisé "préservatif invisible", est composé de deux ingrédients : un gel polymère (liquide à la température extérieure, mais qui se gélifie à température corporelle) combiné d'un germe comme le sulfate de sodium laurylé. Pour l'instant, la méthode testé sur des souris a donné de bons résultats.
L'avenir nous dira si ce gel est applicable à l'homme.

 

 

 

(sources des textes : Le Roi de la Capote    Goldencondom)

 

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